samedi, 22 mars 2008
C'est fort de thé!
Joyeuses Pâques!
Avec chaussons de laine, charentaises, feu de cheminée, bouillotte et tisanes sucrées. A propos…
Vers 14 h samedi dernier, quatre jeunes femmes s’attablent dans un tea-room de la rue de la Cité. Elles commandent chacune un thé à 5 fr. 50 et papotent joyeusement. Au bout d’une heure, peut-être un poil plus, un responsable (du moins il en avait l’air) s’approche d’elles et leur demande si elles veulent encore boire quelque chose. «Non merci», répond le chœur des miss. Sur un ton qui fait davantage penser au pôle Nord qu’aux Caraïbes, il leur lance: «Alors il va falloir libérer la table, parce que ça fait longtemps que vous êtes là. Vous ne pouvez pas monopoliser ainsi les lieux.» Autrement dit, «Dehors Mesdames!» Tout cela sans même avoir débarrassé la table ni apporté l’addition.
Pas très classe, le procédé, d’autant qu’un tea-room n’est pas un «fast-drink». Mais business is business, n’est-ce pas?
Entre les bistrots où on ne peut plus commander un café à 11 h du matin parce que les tables sont déjà dressées pour midi et ceux où on vous met dehors parce qu’on s’y attarde un peu, on ne saura bientôt plus où boire un verre.
Ah! Le tea-room en question s’appelle « La Théière qui rit ». Les quatre amies, elles, ne se sont pas marrées. Après avoir réglé la facture de 22 fr., refroidies, elles ont pris la porte.
Très bonnes fêtes de Pâques. Pour ma part, vu la neige, je vais rouler… les bûches de Noël et vous pose un lapin jusqu’au 1er avril.
Julie
07:44 Publié dans Encre bleue | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 20 mars 2008
Hauts et bas
Mais derrière sa miroitante façade, il y a tout de même quelque chose qui coince. Le problème se situe à l’étage du Théâtre du Léman (ex-Grand Casino).
Dimanche soir, Fiona se gare dans les sous-sols de l’hôtel pour assister au spectacle «Rythm of the Dance». A l’issue de la représentation, gros bouchon humain devant les deux ascenseurs situés à l’extérieur du théâtre. Soit ceux qui mènent au parking.
Il faut dire qu’ils sont curieusement conçus. Dehors, pas de flèche dans le sens de la descente, uniquement dans celui de la montée. Autrement dit, si une personne les appelle là-haut, priorité à elle et passage obligé par les étages supérieurs avant de rallier les inférieurs.
Une bonne cinquantaine de spectateurs poireautaient donc devant ces deux ascenseurs après le show. La foule a attendu plus de vingt minutes avant de pouvoir s’engouffrer – s’entasser! – dans les deux (trop) petites cages afin de rejoindre les voitures.
Les escaliers? Je suis allée guigner. Pas vu de marches à côté des lifts en question. Il y a bien deux portes, mais elles sont fermées à clé. «Entrée interdite» affiche l’une d’elles.
Les caisses, elles, sont plantées aux trois niveaux du parking. Quand on sait que vingt-cinq minutes de stationnement coûtent ici 1 fr. entre 20 et 24 h, tu n’as pas intérêt à rester coincé devant ces ascenseurs trop longtemps. Ni à faire un détour forcé par les étages supérieurs. Même si la vue sur la rade est imprenable.
Julie
08:14 Publié dans Encre bleue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 19 mars 2008
A votre service!
Pâle comme un linge plongé dans l’eau de Javel et le cœur qui joue aux montagnes russes, Sylvie entre dans la première pharmacie venue.
Pas compliqué, il n’y en a qu’une seule au Centre commercial La Praille. C’est la Pharmacie Principale.
Peu bien, elle demande à la préposée: «Est-ce que vous prenez la tension?» «Ça coûte 7 fr., répond du tac au tac l’employée, qui laisse repartir la pâlichonne sans même s’inquiéter de sa petite santé et si elle compte tourner de l’œil à court terme. Pas intéressante, notre Sylvie, du moment qu’elle renonce à payer ce service instantané. Lequel, à mon avis, devrait être gratuit. Comme l’est le verre d’eau dans les bistrots.
Sylvie atterrit alors à la Pharmacie Nouvelle, 18, bd Georges-Favon. On lui offre un siège, on prend sa tension pour pas un sou et on la conseille. Ce n’est pas plus gentil comme ça?
$ Hélène se déplace avec difficulté. Afin de s’offrir un téléphone fixe plus moderne que son vieux clou, elle appelle Swisscom pour obtenir la brochure «fixnet» et y choisir son modèle. «On vous l’envoie par courrier A», lui dit-on. Une enveloppe lui parvient le jour suivant. Deux mêmes lettres (deux!) annoncent la brochure. Mais de brochure point!
Hélène recontacte Swisscom. Navré, l’employé promet de l’envoyer illico.
Arrivé le lendemain, le courrier contient un imprimé sur d’autres services téléphoniques, mais toujours pas la brochure «fixnet». Hélène est excédée: «Qui dois-je appeler pour la recevoir? Mon boulanger?»
Ce serait plus efficace!
Julie
09:54 Publié dans Encre bleue | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 18 mars 2008
Jamais deux sans trois
Il se réinscrit pour un nouveau test en février. L’examinateur le félicite. Il a rarement vu des élèves conduire aussi bien que Thomas. Mais (il y a toujours un «mais» pour nous mettre des bâtons dans les roues) il ne peut lui délivrer le permis car il a mis chaque fois une demi-seconde de trop pour tourner la tête dans les priorités de droite. Soit. Thomas se résigne.
Rebelote, il remet ça une troisième fois mardi dernier. Tout roule malgré un tout petit accroc. Alors qu’il se gare le long d’un trottoir, son pare-chocs arrière effleure le véhicule derrière lui. Verdict: «Très bonne conduite générale et excellente anticipation sur la route, mais…» Mais quoi encore? «Toucher une voiture lors d’un créneau est une faute grave et inadmissible», lance le pro. «Si vous aviez eu un mur derrière vous, les dégâts auraient été considérables.»
Normalement, quand on se parque latéralement, la vitesse est minime. Pour occasionner des «dégâts considérables», faut-il déjà reculer comme une brute!
Cerise sur l’accélérateur: suite à ce nouvel échec, Thomas doit passer un examen psychologique pour savoir s’il est apte à conduire une voiture.
Il la trouve franchement saumâtre. «Si j’avais grillé un feu rouge, je comprendrais», dit-il. Et d’ajouter: le Bureau des autos de Nyon a-t-il à ce point besoin d’argent?»
Le zéro de conduite, c’est pour qui en somme?
Julie
09:45 Publié dans Encre bleue | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Jamais deux sans trois
Il se réinscrit pour un nouveau test en février. L’examinateur le félicite. Il a rarement vu des élèves conduire aussi bien que Thomas. Mais (il y a toujours un «mais» pour nous mettre des bâtons dans les roues) il ne peut lui délivrer le permis car il a mis chaque fois une demi-seconde de trop pour tourner la tête dans les priorités de droite. Soit. Thomas se résigne.
Rebelote, il remet ça une troisième fois mardi dernier. Tout roule malgré un tout petit accroc. Alors qu’il se gare le long d’un trottoir, son pare-chocs arrière effleure le véhicule derrière lui. Verdict: «Très bonne conduite générale et excellente anticipation sur la route, mais…» Mais quoi encore? «Toucher une voiture lors d’un créneau est une faute grave et inadmissible», lance le pro. «Si vous aviez eu un mur derrière vous, les dégâts auraient été considérables.»
Normalement, quand on se parque latéralement, la vitesse est minime. Pour occasionner des «dégâts considérables», faut-il déjà reculer comme une brute!
Cerise sur l’accélérateur: suite à ce nouvel échec, Thomas doit passer un examen psychologique pour savoir s’il est apte à conduire une voiture.
Il la trouve franchement saumâtre. «Si j’avais grillé un feu rouge, je comprendrais», dit-il. Et d’ajouter: le Bureau des autos de Nyon a-t-il à ce point besoin d’argent?»
Le zéro de conduite, c’est pour qui en somme?
Julie
09:45 Publié dans Encre bleue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 17 mars 2008
Et vous, ça va?
$ Il n’y a pas que le projet de la 3e voie CFF qui coince. Les WC des Intercity et des ICN entre Genève et Zurich également. Mardi, un collègue est tombé dans les pommes tant ça sentait la rose dans plusieurs wagons à deux étages. Beaucoup de monde, les vidanges qui ne suivent pas, les cuvettes qui débordent… Paradisiaque!
Asphyxiés, les voyageurs tournaient comme des toupies à la recherche d’un air un peu plus respirable. Au prix où sont les billets de train, les CFF pourraient fournir gracieusement la pince à linge.
$Sympa de vieillir! On ne rate pas une occasion de vous le faire payer. Prenez cette cliente assurée depuis toujours à l’Helsana. Son capital en cas de décès ou d’invalidité s’élevait à
50 000 fr. jusqu’à l’année dernière. En 2008, il a chuté à 20 000 fr. Erreur? Pas du tout! On lui a répondu que c’est parce qu’elle vient d’avoir 70 ans! Pour la consoler, on lui a déclaré que, de toute façon, elle ne profitera pas de cet argent une fois morte. Charmant!
$La Poste suisse cause le français comme moi le serbo-croate. A Madeleine qui lui demandait, par écrit, le coût d’un service, elle a répondu, je cite: «Nous vous informons que vous ne devez pas payer de taxes d’utilisation. Vous payez que le service qui à titre onéreux, par exemple demande de réxpédition changemant ou faire des timbres.» Et La Poste conclut: «Nous espérons avoir pu vous aider avec ces informations.»
Sans aucun doute!
Julie
09:40 Publié dans Encre bleue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 15 mars 2008
Coups de main
Eliane salue la conductrice des TPG, une passagère et le personnel de l’hôpital qui l’ont épaulée lors de sa chute dans
le bus 35 le lundi 3 mars.
Brigitte remercie ceux qui ont renvoyé, chez elle à Genève, ses documents égarés dans un parc lors d’un saut de puce à Berne. Et Rosemary La Maison du Vin, à Frontenex, qui lui a signalé avoir retrouvé dans ses poubelles ses papiers volés dans le tram.
Encore? Marcel paume son natel l’autre vendredi. Affolement! Il contient de précieuses données. Il bloque sa carte SIM chez Swisscom. Et met une croix sur son téléphone chéri.
A 21 h 15, coup de fil chez lui. Un inconnu lui dit détenir son natel. C’est une jeune femme qui l’a trouvé près d’une voiture et le lui a remis à la buvette du Boulodrome de la Queue d’Arve. Marcel y court et rencontre ces deux aimables personnes. Elles sont des amies de la pétanque genevoise et ravies de lui avoir rendu service. Ah, un détail! L’homme qui a contacté Marcel est informaticien. Il a pu, ainsi, débloquer son natel codé et trouver ses coordonnées inscrites dedans au cas où.
Corinne circule en fauteuil roulant électrique. Samedi dernier, dans la rue, la laisse de son chien se coince dans les roues de son véhicule.
Un passant vient à son secours. Mais il faut basculer le fauteuil, qui pèse 187 kilos! L’homme s’en va chercher de l’aide à la Coop et revient avec un jeune homme. A eux deux, ils dégagent la laisse. Tu vois, mon p’tit loup, la vie n’est pas si noire que ça!
Julie
07:57 Publié dans Encre bleue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 14 mars 2008
Le coup du chat
L’autre vendredi, 22 h. Deux amies, Nabila et Lajo, sortent du Mövenpick et rejoignent leur voiture garée rue du Cendrier.
Parqué juste devant elles, un Hummer, ce monstre qui a tout du char d’assaut. Impressionnées, les deux copines dégainent un appareil de photo et mitraillent le 4X4. Puis montent dans leur auto. C’est alors qu’un individu d’environ 25 ans tape sur la carrosserie, côté passager, tout en montrant quelque chose du doigt. N’y comprenant que dalle, les jeunes femmes lui demandent ce qu’il veut d’un geste de la main. «Il y a un chat», leur lance-t-il. N’écoutant que son cœur, Lajo sort de la voiture à la vitesse grand V. Nabila adore les minous et veut elle aussi se précipiter. Mais une petite voix intérieure la retient dans l’habitacle.
Soudain, elle entend un bruit à l’arrière. Un homme tente d’ouvrir la portière. Et pour cause: sur le siège, il y a un ordinateur portable et le sac à main de Lajo. Nabila réagit plus vite que son ombre. Et hop, elle attrape l’ordinateur portable. Coup de bol, le sac à main vient avec, alors que le filou continue à s’acharner sur la porte qui refuse de s’ouvrir.
Constatant que le butin leur échappe, les deux complices s’enfuient comme des voleurs (qu’ils sont).
Donc, chers lecteurs, gare au coup du chat et à ses variantes: le coup du chien, du moineau, du hérisson, du poisson rouge et j’en passe.
Autre conseil d’amie: toujours écouter sa petite voix intérieure!
Julie
09:23 Publié dans Encre bleue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 13 mars 2008
Restons couchés!
$ Une fois par an, la Fnac embauche, pour son inventaire, des étudiants qui veulent se faire un peu d’argent de poche. Clarissa se rend donc au magasin de Rive le 3 mars. On demande aux jeunes gens de déposer leurs manteaux au vestiaire et leurs sacs dans une pièce surveillée. Tout roule jusqu’à l’heure du départ. Clarissa ne retrouve pas sa jolie veste en cuir. Volée, envolée!
Bilan de sa journée de travail: plus d’argent perdu que gagné, une rogne contre la Fnac qui ne propose pas de vestiaire fermé et, le bouquet, un rhume carabiné!
$ 6 mars, 7 h 45, rue de Montchoisy. Une dame de
87 ans attend son taxi. Elle l’a commandé la veille, tout en précisant le but de sa course: une intervention dans une clinique à 8 h 15. «C’est en ordre», lui dit-on.
A 7 h 45, pas de voiture. L’aînée appelle Taxi-Phone. «On arrive dans 3-4 minutes, la rassure-t-on. Dix minutes plus tard, ne voyant toujours rien venir, re-coup de fil à la centrale. Et même réponse: «On arrive!» A 8 h 10, rien de chez rien à l’horizon.
La grand-maman décide alors d’arrêter la première voiture qui passe. Un jeune père de famille la dépose adorablement à destination.
L’octogénaire n’a pas digéré cette demi-heure à poireauter à jeun dans le froid glacial avec, de surcroît, une bise à décorner le diable. Elle a écrit à «Taxi-Phone: «Inadmissible! Ce n’est pas parce qu’il y a le Salon de l’auto que les Genevois doivent en pâtir et être traités comme clientèle négligeable.» Ça, c’est envoyé!
Julie
08:26 Publié dans Encre bleue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 12 mars 2008
Tu ne joueras point!
Le ton est sec comme un biscuit militaire. La bafouille (la baffe-ouille!) dit ceci: «Nous nous référons aux différentes plaintes que nous avons reçues nous informant que des enfants jouent avec une énergie certaine au ballon sur les espaces verts situé à proximité de l’immeuble susmentionné.» Et d’expliquer que ce «passe-temps discutable» (le ballon, donc!) est interdit à cet endroit et occasionne des nuisances pour les voisins et «des frais importants qui pourraient être évités» (?)
La régie conclut: «Dès lors, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir intervenir avec fermeté (le mot est en gras dans le texte) auprès de vos enfants afin qu’ils cessent immédiatement ces agissements.»
«Ces agissements»! De quoi parle-t-on? D’actes délictueux? Non, simplement de jeux de ballon.
La lettre est datée du 28 février. Si j’ai bien compris, les gamins du 13 ont passé tout l’hiver à se geler les orteils dans l’herbette en hurlant! Et leurs nuits aussi, peut-être?
Cela dit, ce bout de verdure est privé et, en principe, dévolu aux locataires de cet immeuble. Commentaire d’un papa: «Mais il est plus agréable pour la régie de voir des chiens y faire leurs besoins que nos enfants y jouer.»
Je vous jure! D’ici qu’on mette les mômes en cage avec le canari.
Julie
09:50 Publié dans Encre bleue | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

