vendredi, 19 mars 2010
Dans le cirage!
Le Service du stationnement de la Fondation des parkings continue à matraquer à l’aveuglette.
Le petit homme bordeaux qui a collé l’amende d’ordre No 7902470346 le lundi 15 mars à 14 h 23 devrait éviter de porter sa casquette sur les yeux dans l’exercice de sa fonction. Et paf, 40 fr. la bûche qu’il a flanquée sur la Mazda de Georges parce qu’elle était mal garée. Où ça? «Au chemin de la Tour-de-Champel», affirme le PV.
Le contrevenant a retourné aussi sec la contredanse à la Fondation des parkings, en précisant: «Le lieu mentionné est à 600 mètres de chez moi et je n’y ai de ma vie jamais mis les pneus.»
Georges habite le plateau de Champel. Le chemin de la Tour-de-Champel, lui, niche là-bas en bas, près de l’Hôpital Beau-Séjour. Alors, de deux choses l’une: soit le petit homme bordeaux à aperçu la Mazda là où elle n’était pas, soit il a vu un chemin là où il y a un plateau. Bref, au niveau de l’œil, c’est pas le pied!
En réalité, le conducteur avait parqué sa voiture devant le No 20 du plateau de Champel. A cheval sur le trottoir, certes, mais de manière à ne pas gêner le passage. Quelque chose comme 2,50 m entre le rétroviseur de son véhicule et l’entrée de l’immeuble.
Si le stationnement de Georges méritait l’amende, il précise que l’agent n’a pas tenu compte du macaron «handicapé» en évidence sur la Mazda.
Cela dit, confondre le plateau de Champel et le chemin de la Tour-de-Champel, faut déjà être dans le cirage. Ou sur Soleure?
Julie
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jeudi, 18 mars 2010
Elle n'a rien vu...
Et on dit que le monde s’en balance?
Helena pense très fort aux femmes qui lui ont porté secours ce damné soir à la place Emile-Guyénot.
Il est 18 h 45. La nuit tombe sur la ville. Il pleut.
Helena traverse à vélo le carrefour du Muséum d’histoire naturelle. Soudain, le choc. Epouvantable. Une voiture gicle violemment la cycliste et prend la fuite.
L’accidentée se retrouve à terre, à la croisée des rues. Elle saigne d’une oreille et sa tête lui fait mal, si mal, au point de ne pas sentir la douleur causée par plusieurs os brisés à la cheville droite.
Une passante accourt, enlève son manteau et recouvre notre Helena en larmes. Une autre la prend dans ses bras et la console: «Allez, je suis avec vous.» Une troisième lui rapporte son sac afin qu’elle téléphone à son mari.
Une quatrième récupère sur la chaussée la plaque minéralogique du coupable véhicule, qui, par la violence de la collision, s’est détachée du pare-chocs. Une cinquième pourchasse la voiture et relève son numéro d’immatriculation. C’est bien celui trouvé sur le sol.
Ces dames aux jolies âmes ne s’arrêtent pas là. Les unes appellent les secours, les autres la police. Bref, une belle chaîne de solidarité!
Reste le mouton noir, alias l’automobiliste qui a pris la poudre d’escampette. Une femme. Qui, semble-t-il, n’a pas vu Helena. Qui, semble-t-il, n’a pas senti le choc de son corps rebondissant sur le capot de sa voiture! Qui, donc, ne se serait rendu compte de rien.
Cette conductrice est âgée de 92 ans. Cela ne vous interpelle-t-il pas?
Julie
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mercredi, 17 mars 2010
Aucun crédit!
Au sujet d’un garagiste de la place… Permettez que je véhicule ici les propos d’une de ses clientes… en rage!
«Prenez cela comme une recette de cuisine», dit-elle. «Vous choisissez une dinde confiante et souriante. Lorsqu’elle vous amène sa voiture pour une simple vidange, vous lui ajoutez les essuie-glaces + une courroie (de quoi?) + vous changez le liquide des vitres. La facture: 295 fr. au lieu de 120 fr.!»
Etonnée par cette hausse-surprise, l’automobiliste annonce alors au garagiste qu’elle n’a que 100 fr. sur elle et qu’elle reviendra le lendemain pour verser le solde. Le gars lui répond que la maison ne fait pas crédit et qu’elle ne récupérera pas sa titine tant que la note ne sera pas réglée.
La petite dame insiste. Le garagiste résiste.
«J’en ai besoin pour aller travailler à Lausanne et je dois y être dans une heure», supplie la cliente. Le pro s’en fiche comme de son premier delco: «La voiture ne sortira d’ici que lorsque tout sera payé!» A l’idée de perdre son job, elle fond en larmes. Au bout de vingt minutes, le mécano finit par céder.
Séquestrer une caisse pour même pas 200 fr.? Petit, tout petit! D’autant que la conductrice a récemment déboursé plus de 3400 fr. chez ce monsieur pour en remplacer la boîte de vitesses.
Par la suite, celui-ci avait hissé le véhicule sur un élévateur et son toit avait été défoncé. La cliente avait attendu deux semaines pour le récupérer au lieu des huit jours promis. Aucune voiture de remplacement ne lui
avait été proposée.
Et moi, je m’interroge: pourquoi continue-t-elle à aller chez ce garagiste?
Julie
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mardi, 16 mars 2010
Sueurs froides
La météo nous promet quelques douceurs ces prochains jours.
A nous les primevères! J’en connais d’autres qui gazouillent de bonheur face à cette montée des degrés Celsius: les oiseaux. Il faut dire qu’ils n’ont pas été ménagés. Alors qu’on se congelait les doigts de pied, des haies abritant nos ailés ont été supprimées à l’avenue de Champel.
Mais pas seulement. Afin d’installer les échafaudages pour la rénovation du Muséum d’histoire naturelle, à Malagnou, des buissons ont également subi l’assaut de la grande cisaille la semaine dernière.
Coup vache pour les oiseaux qui s’y réchauffaient.
Dans les deux cas, n’aurait-on pas pu attendre un froid moins violent pour les obliger à déménager? Entre les frimas et le temps des amours…
$ L’autre soir, Carol dîne au club nautique de Versoix. Vu la météo, elle commande une carafe d’eau sans glaçons. Réponse du patron: «De toute façon je n’en ai plus, la machine à glaçons a gelé! Si même le froid anéantit le froid! Sur le port de Versoix, des glaçons, il y en avait comme s’il en pleuvait!
$ Lundi 8, je déplorais l’attitude du Molino au Molard. A 17 h 20, le serveur de cet établissement priait ses clients d’aller consommer sur la terrasse, au froid, sous prétexte qu’il devait dresser les tables pour le repas du soir. Suite à cette «Encre», le superviseur du Molino m’a écrit un mot tout navré, regrettant cet incident et m’annonçant qu’il a pris des mesures pour que ça ne se reproduise plus. A-t-il envoyé le serveur en Sibérie?
Julie
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lundi, 15 mars 2010
Le bras armé de l'Etat!
Samedi 6 mars, aux alentours des 9 h, Pierre se frotte les yeux. Non, il n’est pas en train de se réveiller dans son lit douillet, mais de rouler à la rue Ancienne en direction du rondeau de Carouge.
Au virage, juste après le carrefour des rues du Collège et des Moraines, que voit-il débouler en face de lui, sans bruit, à contresens et sur les voies du tram? Pas un ovni, mais une vdp. Comprenez une voiture de police. Surpris, Pierre klaxonne par pur réflexe puis se gare pour aller acheter des croissants. Conduite par un jeune poulet assisté d’une poulette, la voiture policière et polissonne fait sans autre un demi-tour sur la route et s’arrête à sa hauteur.
Le poulet: «Pourquoi avez-vous klaxonné?»
Pierre: «Parce que vous descendiez la rue Ancienne en sens interdit, sans gyrophare ni sirène. Vous êtes un danger public.»
Le poulet: «Mais Monsieur, sachez que la police peut déroger à toutes les lois de la circulation.»
Pierre: «Oui, mais avec gyrophare et/ou sirène.»
L’agent s’énerve: «Nous sommes le bras armé de l’Etat et je pourrais vous mettre une contravention pour avoir klaxonné.»
Pierre: «C’est dommage car, moi, je ne peux pas vous en mettre une.»
Alors que sa collègue assiste en silence à la scène, le policier s’excite comme une puce. «Calmez-vous!» lui lance Pierre. Le gendarme: «C’est des gens comme vous qui m’énervent.»
Sur ce, «le bras armé de l’Etat» tourne les talons.
«Le bras armé de l’Etat»: nouvelle appellation de la police de proximité?
Julie
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Bras armé de l'Etat
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samedi, 13 mars 2010
Chouette et drôle
Chouette! Les écoliers de Charles-Giron ont organisé deux ventes de tartines au profit de la reconstruction de l’Ecole genevoise en Haïti.
Les profs ont fourni Nutella, confiture, fromage et les p’tits loups ont beurré les tranches de pain. Enfants et enseignantes ont ensuite acheté et mangé les tartines à la récré. Gain, 340 fr.
Toujours dans le même but, les élèves d’une 6P de l’école des Charmilles ont confectionné des pâtisseries et les ont vendues dans les classes. Montant glané, 825 fr. Supersympas ces mômes qui s’investissent pour que leurs camarades du bout du monde retrouvent leur école!
Cela dit, le comité chargé de soutenir la récolte des fonds pour cette noble cause ayant achevé son action, c’est l’association L’Avenir et sa présidente Danielle Oppliger qui assure la reconstruction du bâtiment sur l’île sinistrée. Actuellement à Haïti, elle informera les Genevois sur l’avancement des travaux.
$ Drôle! Mercredi, arrêt du Stand, 10 h 30. Huguette et sa petite chienne Lila s’apprêtent à prendre le 15. Alors que la maîtresse laisse descendre un passager, son toutou lui échappe et, hop, saute allègrement dans le tram. Clac! Les portes se ferment. Huguette reste sur le pavé.
Sa chienne s’éloigne avec le 15. Affolée, elle alerte la police, qui appelle les TPG. «Lila sera à l’arrêt Plainpalais à 11 h 58» lui annonce alors l’agent. Pile-poil (de chien) à l’heure dite, Lila descend comme une fleur du tram, après un long trajet aux pieds du conducteur. «Elle n’avait pas de billet», rigole-t-il.
Les contrôleurs ne l’ont pas collée, ouf!
Julie
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vendredi, 12 mars 2010
Le fric, l'oseille, le blé...
Samedi dernier, dans la matinée, Caroll, deux amies et leurs toutous partent en balade à Lullin, près de Bellevue. Il y a là un parc où les chiens peuvent batifoler en liberté.
La femelle terre-neuve d’une des filles repère un joli cabot un peu plus loin. Attirée comme un aimant, (comme une aimante), elle galope dans sa direction. Malheur! Sur son chemin, elle heurte violemment Tequila, la chienne de Caroll, lui balafrant l’arrière-train à deux endroits.
Illico presto, la maîtresse embarque son «bébé» chez le vétérinaire le plus proche. L’assistante refuse l’animal. Raison: Caroll ne peut régler les 300 fr. de la consultation sur-le-champ vu qu’elle ne se promène pas avec cette somme sur elle.
Elle reprend Tequila sous le bras et appelle le cabinet du vétérinaire de garde. «Vous pouvez venir, lui lance la réceptionniste, mais il faut payer comptant.» Combien? Au minimum 500 fr.! Caroll explique à l’employée qu’elle ne détient pas ce montant en banque et lui demande s’il est possible d’en régler une partie tout de suite et le reste en plusieurs fois. Pas possible, au revoir Madame!
Les blessures de la chienne ne se refermant pas par l’opération du Saint-Esprit, sa maîtresse décide alors de filer chez sa véto perso, bien qu’elle crèche de l’autre côté de la ville.
Ouf, soulagement! Avant de demander la moitié du quart d’un centime, la doctoresse prend Tequila sous son aile et sur le billard. Narcose et points de suture.
Nous voilà rassurés: certains vétérinaires aiment encore les animaux!
Julie
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jeudi, 11 mars 2010
AGIR à prix d’ami
Après la Journée de la femme, la Journée mondiale… du rein!
Dans quel état sont les vôtres? Une dizaine de pharmacies du canton proposent jusqu’à ce soir un test permettant de faire le point sur vos risques de maladies rénales (coût 15 fr.). Mieux vaut prévenir que guérir, hein dis? A propos… Sous dialyse trois fois par semaine à l’Hôpital de La Tour, John ne tarit pas d’éloges sur l’aide apportée par AGIR, Association genevoise des insuffisants rénaux. Doublée d’une fondation qui milite pour la transplantation d’organes, AGIR met à la disposition des malades chroniques et des personnes à mobilité réduite un service de transport pour un coût très doux. Un forfait de 10 francs <br/>la course (20 fr. l’aller-retour) pour les clients qui ont des rendez-vous médicaux réguliers.
Créée en décembre 2008 en partenariat avec le Département de la solidarité et de l’emploi, AGIR dispose de cinq véhicules conduits par des chômeurs en fin de droit. Pour bénéficier de ces déplacements à prix d’ami, il faut être membre de l’association (40 fr. par an de cotisation).
Environ 80 malades font actuellement appel à ses services. «Nous œuvrons au plus près de leurs besoins afin qu’ils se soignent dans de bonnes conditions», note son président Jean-Claude Ruckterstuhl.
Le délicieux John, qui voyage avec AGIR trois fois par semaine, confirmera:
«Les chauffeurs montent nous chercher, nous aident à nous préparer s’il le faut et nous raccompagnent par la suite jusqu’à nos appartements.» Alors, si vous n’avez pas les reins solides… 022 328 03 93.
Julie
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mercredi, 10 mars 2010
Un mercredi sur la terre...
Mercredi 3 mars. Il pleut dans le cœur de Paule. Son papa est au plus mal. Elle vient d’apprendre que ses heures sont comptées.
Vite, vite, elle commande un taxi pour se précipiter chez lui, attrape son sac et son portable et s’engouffre dans le véhicule tout en commençant à appeler ses proches. Elle indique la destination au conducteur et, au bout du fil, demande à son grand frère de se rendre de toute urgence chez son père car la fin est proche.
Le chauffeur entend la conversation et glisse quelques mots de réconfort à la jeune femme au moment où elle raccroche.
Paule essaie ensuite de joindre son petit frère. Sans succès. Elle sonne alors la famille pour qu’elle tente de trouver le garçon. Peut-être suit-il un cours à l’Uni?
Entre chaque téléphone, le chauffeur la console avec une parole chaleureuse.
A mi-chemin entre les Pâquis et Le Grand-Lancy, Paule reçoit un appel de la compagne de son papa. C’est fini, le rideau est tombé, il est mort. Elle éclate en sanglots. «J’ai tellement mal…»
Le taxi s’arrête devant l’immeuble du père. Le chauffeur ouvre la portière, la jeune femme sort en larmes et lui tend son billet. Il le refuse catégoriquement, la prend par les épaules et l’amène jusqu’à la porte d’entrée. Avant de s’en aller, il lui lance: «Courage!»
A l’heure de la mort, le précieux soutien de ce chauffeur a fait l’effet d’un baume sur le cœur en mille miettes de Paule. Elle se dit brisée, mais confiante en l’humanité…
Julie
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