dimanche, 01 août 2010
Rendez-vous sur mon nouveau blog
Bonjour les amis!
Après 20 ans d'Encre bleue, je cède ma place à une nouvelle Julie. Mais vous pouvez toujours me retrouver sous mon vrai nom dans mon nouveau blog: Sandra Mamboury déblogue.
Votre ex-Julie
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dimanche, 18 juillet 2010
Merci!
Un immense merci à toutes et tous pour les très nombreux messages d’amitié reçus après le point final de mon Encre bleue. J’en ai été très touchée. Désormais, mon adresse e-mail est la suivante: sandra.mamboury@gmail.com
Je vous embrasse, vous souhaite un très bel été et... à bientôt pour de nouvelles aventures.
Votre ex-Julie, alias Sandra Mamboury
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samedi, 26 juin 2010
La der
Voilà. J’ai rangé mon pupitre et ramassé ma pile de cahiers où sont gribouillés vingt ans de notes.
Ce matin, il y a du blues dans mon café. Les quais de gare, c’est pas mon truc. Et pondre une der, je ne sais pas faire.
Qu’est-ce tu dis mon Gérald? Si on s’y met une ultime fois?
Ben oui! Chaque jour, avec mon voisin de bureau Herrmann (c’lui qui dessine dans la TG et ci-dessous), on s’attaque aux mots fléchés de 20Minutes. Mais qui, désormais, lui soufflera la définition de «liliacées en sept lettres»? Et qui chantera à tue-tête avec lui «Travailler, c’est trop dur…»
Non, décidément, j’aime pas les quais de gare.
J’imagine ma vie lundi prochain. Vite, sauter du lit. Vite, un café. Vite, la douche. Galoper au boulot, une caresse sur le groin de Jules, un bisou sur le front de Herrmann, pondre mon Encre… Stop! Hé, Julie, c’est fini tout ça. C’est vrai qu’en vingt ans, on a ses petites manies. D’ici à ce que je vienne bosser après-demain!
Je retrouverais alors mes lecteurs fidèles, sans qui cette chronique n’aurait jamais existé (comme on dit aux Victoires de la musique). Notamment Rosemary et ses courriers tapés à la machine à écrire, Bernard et ses charmantes engueulades, Daphné et ses demandes farfelues, An et ses délicieux cakes, Monique et son Frigor noir… Et tous ceux, très nombreux, qui m’ont fait parvenir des messages d’amitié depuis deux jours. Impossible de répondre à chacun, mais sachez que vous avez mis mon cœur sens dessus dessous.
Merci aussi à tous pour les histoires de vie que vous m’avez contées en vingt ans. Les belles, les tristes, les drôles, les émouvantes. Vous allez me manquer. Je ne vous oublierai pas.
Alors, Gégé? Liliacées en sept lettres?
Je hais les quais de gare.
Julie
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vendredi, 25 juin 2010
Plus jamais... (fin)
Et puis, c’est comme ça: je n’écrirai plus de vacheries sur les douaniers, les serruriers, les hôteliers, les marbriers, les garagistes, les voyagistes, les chauffagistes, les régisseurs, les ingénieurs, les directeurs, les inspecteurs…
Bref! Je ne dirai plus du mal de tous ceux que je cite depuis lundi. Je n’en dirai plus du bien non plus (si, si, ça m’arrive aussi). Et je ne vous parlerai plus des champs de coquelicots, des chiens écrasés, des chats égarés, des porte-monnaie volés, des doudous perdus. Et des étoiles qui brillent dans les yeux des amoureux.
Car, pour reprendre la chanson de papa Gainsbourg, «je suis venue vous dire que je m’en vais».
Oui, je quitte le bleu de ma rubrique dans quelques heures. C’est que le chantier de la rue du Stand commence aujourd’hui, entraînant un foutoir indescriptible à deux enjambées de la «Tribune».
Alors, voyez-vous, je préfère ne plus mettre mes pieds dans le coin plutôt que de m’empêtrer les orteils et les pneus dans les bouchons inhérents à ces travaux.
Je plaisante, bien sûr! Si je tire ma révérence, c’est qu’après vingt ans d’Encre bleue quasi quotidienne, il est l’heure pour moi de tourner la page (du journal). Et de regarder passer les bateaux et voler les pipistrelles pendant quelque temps. Avant de reprendre la plume dans d’autres univers. Demain, dernière Encre bleue et welcome à la Julie suivante.
Je conserve ma messagerie julie@edipresse.ch jusqu’à la fin de juillet. Ensuite? On peut me contacter à cette adresse: sandra.mamboury@gmail.com
Sandra Mamboury? Mon nom dans la vraie vie.
Julie
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jeudi, 24 juin 2010
Plus jamais... suite
Fera-t-il beau mercredi prochain pour la Fête des écoles enfantines?
On se souvient des pluies diluviennes qui ont rincé à plusieurs reprises la manifestation. A tel point que j’avais écrit un truc du genre: il suffit que Manuel Tornare (en charge des écoles) se pointe quelque part pour que le ciel se déchaîne et qu’il se mette à flotter et à bourrasquer.
Que mon conseiller administratif préféré se rassure: même noyée sous la mousson, plus jamais je ne dirai qu’il est responsable des foudres du ciel.
D’ailleurs, je ne cafterai plus sur nos élus. Sur Pierre-François Unger, qui avait grillé un feu rouge à vélo devant l’église Saint-Joseph (que Dieu lui pardonne!). Sur Pierre Maudet, qui, à bicyclette, avait failli écraser ma copine Laurence sur un passage pour piétons aux Eaux-Vives. Sur Robert Cramer, qui avait allumé un barreau de chaise dans un restaurant de la Vieille-Ville «sans fumée»…
Chut! Plus question non plus que j’égratigne notre belle administration, qui a le don de prendre son temps et de faire perdre celui des autres. Motus et bouche cousue, désormais aussi, sur les fonctionnaires qui posent leur crayon avant même de l’avoir empoigné (aïe, je vais me faire engueuler!) et sur les enseignants qui sont sur les genoux parce qu’ils n’ont pas assez de vacances (ouille, je n’aurais pas dû!).
Je ne vomirai plus sur les salauds qui abandonnent leurs chiens sur des aires d’autoroute pour bronzer en paix pendant l’été. Et ça, je le regrette. Je leur souhaite une monstrueuse insolation.
Demain, des explications sur ce «Plus jamais»
Julie
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mercredi, 23 juin 2010
Plus jamais... bis!
En ce jour, je tiens à offrir un présent aux policiers de la République qui, au fil des ans, ont encaissé sans broncher mes piques, mes pointes, mes coups de griffes, mes coups de bec (de plume), mes coups de gueule, mes coups de bâton, mes coups de sang.
Ouvrez donc ce paquet cadeau, mes stoïques petits poulets (et on ne mange pas le ruban bleu qui est autour!). Bon, d’accord, il n’y a pas grand-chose dans la boî-boîte. Juste un message bref écrit de ma menotte à moi (ça change de vos menottes à vous). Vous pouvez le lire à haute voix ou, mieux, le chanter: «Non, non, non, je ne flinguerai plus les pandores genevois et ne les couvrirai plus de méchancetés, même s’ils appliquent à la lettre l’adage «Faites ce que je dis, pas ce que je fais.» Alors, les gens d’armes! L’est pas beau mon cadeau?
Tant qu’on y est, restons dans les uniformes. Je ne condamnerai plus non plus le comportement de certains contrôleurs TPG, qui usent et abusent de leur petit pouvoir comme des despotes.
Pas fini, les amis! Je ne balancerai plus d’horreurs sur les agents colleurs et collants de la Fondation des parkings. Même quand ils contredansent des véhicules garés impeccablement, même quand ils se mélangent les pinceaux sur le nom des rues et même s’ils avaient du sable dans les yeux au point d’apercevoir des voitures
mal parquées dans le désert. Vrai que ça arrive à tout le monde de confondre chameau et Méhari!
«Plus jamais…» Suite demain et dénouement à la fin de la semaine.
Julie
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mardi, 22 juin 2010
Plus jamais!
Je vous l’ai confié hier, je ne dirai plus du mal des hommes en shorts, chaussettes et mocassins. Même si la simple vision de cet accoutrement me donne envie d’être myope.
Je ne dirai plus du mal non plus des cyclistes arrogants, ceux qui vont jusqu’à faire des bras d’honneur aux piétons alors qu’ils pédalent n’importe comment sur les trottoirs. Et, bien sûr, je ne blâmerai pas cette bicycletteuse au chignon aussi pincé que ses lèvres qui, sur sa bécane au Bouchet, traversait au rouge sur un passage clouté. Sans un regard pour les automobilistes qui plantèrent les freins à mort pour
ne pas l’émietter.
Je n’épinglerai plus les chauffeurs de taxi qui refusent à leur bord les bébés, les personnes âgées, les handicapés, les toutous, les minous, les valises, les sacs à dos, les petits trajets, les grandes distances…
Je ne critiquerai plus le géant jaune. Son courrier A qui arrive en B, son courrier B qui n’arrive jamais. Et sa volonté de déshumaniser nos braves postiers pour plus de rentabilité.
Je n’attaquerai plus les restaurateurs et leur vilaine manie de dresser les tables pour midi à l’heure du p’tit-déj. Ainsi que les bistrotiers qui interdisent l’accès de leur crémerie aux tout-petits et qui gonflent leurs prix comme des ballons de foot.
Je tairai désormais les mauvaises expériences que des patients ont vécues à l’Hôpital cantonal. Alors, heureux Monsieur Gruson?
Vous dites chers lecteurs? Si je suis tombée dans un bénitier pour ainsi promettre de ne plus médire sur mon prochain? La réalité est au bout de la semaine…
Julie
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lundi, 21 juin 2010
Sex-symbols!
C’est l’été! Du moins sur le calendrier.
Rosemary… une lectrice de la Servette qui, depuis des années m’envoie deux à trois courriers par semaine pour me raconter la vie en général et la sienne en particulier. Il y a quelques jours, elle m’écrivait: «Notre été genevois ne pourra pas démarrer tant que vous n’aurez pas pondu votre diatribe annuelle contre les messieurs en short, chaussettes et mocassins.»
Ah bon? Si le beau temps ne peut arriver qu’en dénigrant ce déguisement masculin, allons-y gaiement! Les viticulteurs, cultivateurs, agriculteurs, horticulteurs, céréaliculteurs qui en ont ras-le-bol de la flotte m’en seront reconnaissants.
Hop, top départ!
Par rapport à mon billet de l’an dernier sur le sujet, les choses ont empiré grave. Le tableau n’a vraiment rien du romantisme «renoirien». Ben oui: comme tout être normalement constitué, les bonshommes rapetissent d’un chouïa chaque année. Donc, jambes plus courtes en 2010. Ce qui rapproche le bas du short du haut des chaussettes. Et pour peu que le t-shirt ait rétréci au lavage… Pas fini! Avec le manque de sport, sauf celui de décapsuler des gueuzes devant le foot à la télé, les mollets de nos chéris se sont ramollis et s’affaissent lamentablement, jusqu’à faire des plis sur leurs mocassins. Ajouté à cela, des poils aussi noirs que s’ils avaient passé l’hiver dans un puits de pétrole BP…
Hé, Rosemary, regarde le ciel. Ça marche, il y a du soleil. Promis, les garçons,
je ne critiquerai plus jamais votre tenue antisexy. Plus jamais. C’était juste pour faire venir l’été…
Julie
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samedi, 19 juin 2010
Bonnes adresses
Au 11, Cité Vieusseux habite une fée prénommée Nelly.
Nelly embellit son étage toute l’année. Ses multiples décorations sont rythmées par les saisons et les événements du moment. Elles s’étalent de la rampe d’escalier au mur logé en face de l’ascenseur. Bien sûr, il y a les guirlandes de Noël et les pins-pins de Pâques. De grands classiques. Mais Nelly met aussi en exergue la rentrée des classes, les couleurs de l’automne et actuellement le Mondial, avec un tableau affichant les scores de chaque pays. Grâce à ces chouettes décos, les voisins oublient un peu les factures cueillies dans leur boîte aux lettres en rentrant du boulot. Et je ne vous raconte pas leur joie devant ledit tableau des scores, mercredi, après Suisse-Espagne! Une bise mondiale à Nelly.
$ En recevant la bafouille de Marionnaud, le mâle s’est dévisagé dans la glace en proie à une question existentielle: «Suis-je vraiment un homme?»
«Cher Monsieur G», est-il écrit. «Les achats que vous effectuez avec la carte fidélité de Marionnaud vous rendent encore plus belle.» Wouahou! Féminiser les mots, okay, mais à ce point!
$ Le magazine Sélection s’est excusé par la suite. Mais il avait fait la gaffe, il y a quelque temps, d’envoyer deux bafouilles publicitaires à un abonné du Petit-Lancy décédé depuis cinq ans.
Indignée, sa veuve a répondu: «Je vous communique l’adresse actuelle de mon époux: Carré 54 - ligne 118, cimetière de Saint-Georges, av. du Cimetière 1, 1213 Petit-Lancy.» Le magazine y expédiera-t-il ses prochains courriers en A ou en B?
Julie
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vendredi, 18 juin 2010
Silence, les jeunes!
Habitant de Vieusseux, Patrick, 30 ans, est accro aux Malteseres. Pour ceux qui ont quitté l’enfance sans se retourner, sachez que ce sont des amours de petites boules de chocolat fourrées de lait malté. Miam! Comme avec les cacahuètes, quand tu commences avec ce genre de trucs, tu ne peux plus t’arrêter.
22 h le jeudi 10: devant sa série préférée, Patrick n’a plus de Malteseres. Le manque lui tord les boyaux.
Chic, une page de pub! Il fonce au tabac du coin via la rue Liotard. Assis dans le parc du préau de l’école, des jeunes profitent du ciel étoilé. Pas de musique. Ils parlent des examens.
Ses croquants et craquants Malteseres à la main, Patrick remonte chez lui par la même rue. Il aperçoit des agents municipaux en âpre discussion avec les jeunes. A écouter leur discours, les ados dérangent. Pourtant, ils font bien moins de bruit que les pouet-pouet de joie et autres klaxons des Genevois après Suisse-Espagne.
Patrick poursuit son chemin et tombe sur un groupe d’aînés, douze femmes et un homme. Oh, les vilains! Ce sont eux qui ont alerté les poulets.
Il aurait préféré être sourd que d’entendre leurs propos: «Rhaa, ces jeunes, ça traîne toujours dehors, ça ne va pas. On n’ose plus sortir tranquille…» La psychose de l’insécurité, alors qu’il n’y avait absolument pas péril en la demeure. Juste des voix dans la nuit. «Pourquoi tant d’acharnement?» se demande Patrick «Et que vont faire ces retraités tout au long de ce Mondial? Louer un bunker?»
Autre solution: avaler des Malteseres, ça les adoucira.
Julie
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